Ambiance scandale : voici Ecca Vandal

Si vous ne le connaissez pas encore, retenez bien son nom. Ecca Vandal, c’est une artiste née en Afrique du Sud de parents tamouls du Sri Lanka mais qui a surtout grandi à Melbourne en Australie.
Si je parle d’elle, c’est avant tout grâce à un morceau, dénommé Cruising To Self Soothe. Il a beau être sorti en février 2025, c’est début 2026 que je l’ai découvert. Je dois bien avouer que j’ai été soufflé dès la première écoute : la chanson se base sur un puissant riff un brin atmosphérique faisant penser à Turnstile, sur lequel elle pose sa voix éraillée. C’est d’une efficacité diabolique, avec ce côté pop punk revival qu’on nous sert à toutes les sauces en ce moment mais qui, ici, est particulièrement réussi.
Le titre est accompagné d’un chouette clip à la photographie remarquable, qui est un peu sa marque de fabrique. S’y trouve des mises en scène loufoques – et des récurrences que l’on retrouve dans ses dernières vidéos – avec des tenues vestimentaires diverses et variées, des décors de pièces de maison ou avec du mobilier et de l’électroménager, et une façon bien à elle de danser.
Autre chanson que j’aime beaucoup, Molly est sortie en novembre dernier et est accompagnée une fois de plus d’un clip tout aussi sympathique. Beaucoup plus orienté grunge que son prédécesseur, le refrain n’en reste pas moins imparable. Il se conclut sur une outro planante aux sonorités synthpop.
La particularité d’Ecca Vandal, c’est de jongler entre les styles musicaux, pas forcément dans une même chanson mais plutôt d’un titre à un autre.
Par exemple est sorti il y a quelques jours Bleach qui est un morceau hip-hop avec une instru bien vénère façon Ho99o9, Backxwash ou Death Grips. En 2024, c’était un Then There’s One à l’ambiance trip hop qui avait succédé au strictement punk Bleed But Never Die.
Avant cette série de singles sortis ces derniers mois (qui l’ont conduite à faire la première partie de Limp Bizkit sur l’une de leurs tournées, tout de même), elle a sorti l’EP End of Time en 2016 et le LP Ecca Vandal en 2017.
On y trouvait déjà un mélange des genres avec du hip hop pur et dur, de la pop aux influences electro, RNB et soul, des brûlots punk, etc. Au milieu de tout ça, il y a même un morceau en feat. avec Dennis Lyxzén de Refused, excusez du peu. J’ajouterai aussi qu’elle a une voix très « polyvalente » qui lui permet de s’adapter à tout.
Pas de nouvel album annoncé dans l’immédiat, mais nul doute qu’avec des morceaux sortant au compte-gouttes il y a matière à se poser la question. En tout cas, je serai très curieux d’écouter ça.
Laisser un commentaire